C.V. Modérateur


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Posté le: Mercredi 14 Janvier 2009, 12:22 Sujet du message: arsenic et papeterie de Golbey |
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NSK, la papeterie de Golbey a organisé le 13 janvier une réunion exceptionnelle de la CLIS (Commission locale d'information et de surveillance) à propos des dépassements d'arsenic dans les rejets aqueux de l'usine.
Elle a embauché une étudiante pour préparer une thèse sur le sujet et les résultats de la première année d'investigation ont été présentés.
Entre 2003 et 2006, les teneurs en arsenic dans les rejets de NSG à la Moselle ont dépassé à de nombreuses reprises le seuil de 20 μg/l, sans que personne ne sache vraiment comment c'est arrivé et comment ça s'est arrêté.
Très préoccupant car à une soixantaine de km à l'aval, la Moselle est la seule ressource en eau potable du bassin de Nancy, car l'arsenic échappe aux procédés classiques de potabilisation, et car l'arsenic est cancérigène et en plus est soupçonné d'être un perturbateur endocrinien.
Selon les premières conclusions, il apparaît que le problème est plutôt complexe car multifactoriel. Entrent en compte essentiellement le désencrage et les modifications de process survenus à ce niveau, le fonctionnement ou non du traitement tertiaire avant rejet, la reconcentration de l'arsenic dans le process du fait du recyclage en interne d'une partie du rejet, l'eau de la gravière source d'eau de process qui contient de faibles quantités d'arsenic (moins de 10 μg/l) dont la concentration subit des fluctuations saisonnières, la teneur des écorces. Le bois amène ainsi 33g/j d'arsenic, la gravière 150g/j et les vieux papiers (en 2005) 1350g/j.
Reste posé le problème soulevé dès l'origine par la taille de l'usine par rapport au milieu récepteur. Pour fixer les idées de ceux ayant oublié, la pollution brute de l'usine avant traitement est en volume de 40.000 équivalents-habitants et en pollution de près de 1 million d'équivalents-habitants. Même avec des rendements excellents, la pollution nette rejetée représente encore la pollution brute, non traitée de l'agglomération d'Epinal.
Malgré les efforts consentis, l'usine peut à tout moment envoyer un micropolluant toxique dans la ressource en eau de plusieurs centaines de milliers de personnes.
Il y a eu au démarrage de l'usine des problèmes liés à la DCO (pollution organique) ajoutée trop importante, pouvant conduire à la formation de produits organiques chlorés lors du processus de potabilisation. Puis maintenant le problème de l'arsenic.
Faut-il s'attendre dans le futur à un nouveau candidat fournisseur d'inquiétude? _________________
membre de l’A.S.V.P.P
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